Lors de l'audience du 5 février dernier, l'association l'Etang Nouveau représentée par le cabinet TTLA Avocats & Associés demande au tribunal administratif de Marseille de trancher les questions suivantes :
▶️ Quelles sont les responsabilités en présence ?
▶️ Comment réparer un préjudice écologique de cette ampleur ?
▶️ Comment faire cesser les atteintes à l'environnement ?
Depuis 1966, date de l’entrée en fonction de la centrale hydroélectrique de Saint Chamas, l’écosystème de l’Etang de Berre n’a eu de cesse de se dégrader par des apports trop massifs d’eau douce chargée en limons dans une lagune à dominante salée.
L’année 2018 a marqué le paroxysme de cette atteinte écologique de l’exploitation par EDF de cette centrale : en quelques jours à peine, 93% de la faune et de la flore de l’Etang vont être détruits par un phénomène appelé “anoxie”, issu d’une disparition de l’oxygène dans l’eau des suites d’un mauvais mélange entre eau salée et eau douce.
Malgré plusieurs condamnations et une mesure de médiation pénale, la communauté de l’étang et les scientifiques sont unanimes sur le rôle délétère de la centrale et de son exploitation dans la préservation des capacités écologiques de l’Etang.
Face à cette catastrophe passée, actuelle et malheureusement future, l’association l’Etang Nouveau a adressé au préfet des Bouches-du-Rhône et à la société EDF une demande de réparation du préjudice écologique accompagnée de l’arrêt immédiat de tout rejet d’eau douce limoneuse pour éviter l’aggravation inéluctable de ce désastre. En l’absence de réponse de leur part, l’association a saisi le tribunal administratif de Marseille qui rendra sa décision dans quelques semaines.
Dans la presse :
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Contact : Me Julie Andreu et Me Florent Tizot - Cabinet TTLA Avocats & Associés