Ce lundi 17 mars, après deux mises en demeure (novembre 2023 et avril 2024) et deux ans de dialogue infructueux, les associations BLOOM et Foodwatch assignent l’entreprise Carrefour devant le tribunal judiciaire de Paris pour manquement à son devoir de vigilance dans sa filière thonière. François Lafforgue, du cabinet TTLA & Associés, les assiste dans cette procédure.
Qu’est-ce que le devoir de vigilance ?
Il s’agit d’une obligation légale créée par la loi n°2017-399 du 27 mars 2017 relative au devoir de vigilance des sociétés mères et des entreprises donneuses d’ordre. Elle impose aux grandes entreprises de prendre des mesures, pour prévenir les atteintes aux droits humains, à la santé, à la sécurité et à l’environnement. Et ceci non seulement pour leurs propres activités, mais également celles de leurs filiales, sous-traitants, fournisseurs.
Cette obligation doit prendre la forme d’un « plan de vigilance » qui comprend notamment :
Quelles sont les sanctions en cas de manquement ?
Un manquement à ces obligations engage la responsabilité de l’entreprise, et l’oblige à réparer le préjudice que l’exécution de ces obligations aurait permis d’éviter
Quels manquements sont reprochés à Carrefour ?
Les atteintes environnementales et humaines de l’industrie du thon tropical, qui produit les conserves largement consommées par les Européens et les Français.
Les associations demandent notamment :
Une procédure particulièrement stratégique à l’heure où les acquis de la directive sur le devoir de vigilance pourraient être remis en question par la proposition de directive « Omnibus ».
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Contact : Me François Lafforgue et Me Hermine Baron - Cabinet TTLA Avocats & Associés