Grande Victoire pour les victimes de l’amiante qui avait lancé une pétition nationale pour la reprise de la procédure pénale afin de voir juger les responsables industriels de cette catastrophe.
"Produits radioactifs, traitements toxiques : quand celles qui soignent le cancer tombent elles-mêmes malades", article de Nolwenn WEILER paru dans BASTAMAG en partenariat avec le magazine SANTE & TRAVAIL:
La Cour d’appel de Douai, faisant une application stricte de la récente jurisprudence de la Cour de cassation sur l’obligation de sécurité de prévention visée aux articles L. 4121-1 et 2 du Code du travail, condamne l’Agent judiciaire de l’État, venant aux droits des Charbonnages de France, à indemniser 727 mineurs de charbon de Lorraine pour le préjudice d’anxiété qu'ils subissent en raison de leur multi-exposition à des agents cancérogènes dans l'exercice de leur profession, au fond comme au jour.
Par trois arrêts rendus le 25 novembre 2020 et le 6 janvier 2021, la chambre sociale de la Cour de cassation a cassé des arrêts rendus par les Cours d’appel de PARIS et NANCY qui refusaient la réparation du préjudice d’anxiété d’anciens salariés des sociétés MICHELIN, SANOFI CHIMIE et CORNING, représentés par Maître Elisabeth Leroux du Cabinet d'avocats TTLA, au motif que ces sociétés n’étaient pas inscrites sur la liste des établissements ouvrant droit à l’Allocation de Cessation Anticipée d'Activité des Travailleurs de l'Amiante « ACAATA ».
En pourparlers depuis plusieurs années, le Fonds d’Indemnisation des Victimes des Pesticides (FIVP) a été acté par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2020.