Par ordonnance en date du 21 mars 2017, le Tribunal de Grande Instance de Toulouse a rejeté le recours en référé formé par le CHU de Toulouse afin d'annuler une délibération du CHSCT relatif à l'exposition à l'amiante et désignant un expert dont la mission est d'évaluer notamment les situations potentielles risquées.
Par deux arrêts rendus le 3 mars 2017, le Conseil d’État (2e et 7e chambres réunies, n°401395 et 402622) a rejeté les pourvois du ministre de la défense formés contre des arrêts de la cour administrative d’appel de Marseille qui condamnaient l’État, sur le fondement de sa responsabilité, à verser à d'anciens ouvriers d’État une indemnisation au titre de la réparation du préjudice moral, et également pour l'un des deux au titre des troubles dans les conditions d’existence, à la suite de leur exposition fautive à l'amiante.
Dans un arrêt non spécialement motivé en date du 11 janvier 2017, la Cour de Cassation a rejeté le pourvoi formé par la société IRISBUS FRANCE contre la décision de la Cour d'appel de Nîmes la condamnant à indemniser le préjudice d'anxiété subi par 46 anciens salariés exposés à l'amiante.
""On ne se laissera pas enterrer": douze ans après la destruction de la tour "Tripode" de Nantes, bourrée d'amiante, les agents de l'État qui y ont travaillé tentent toujours d'"arracher" la reconnaissance de leur exposition à cette fibre cancérigène, une "question de dignité"."
834 anciens mineurs de charbon lorrains demandent au conseil des prud'hommes de Forbach la reconnaissance d'un préjudice d'anxiété, face au risque de développer des maladies professionnelles.